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Rachel Monnat / Accrosens

Rachel Monnat / Accrosens

Parler simplement de vie, de sexualité


Transgenre/ Danish Girl

Publié par Rachel Monnat sur 2 Avril 2016, 09:56am

Catégories : #sexualite

Transgenre/ Danish Girl

J’ai été impressionnée par le film « Danish girl » de Tom Hooper. L’acteur Eddie Redmayne est tout à fait impressionnant et si beau en homme qu’en femme !
La question me vient : jusqu’où va-t-on, si on se sent femme dans un corps d’homme ou inversement ?
Je comprends qu’on puisse ne pas aimer son corps et désirer être dans le corps de l’autre pour différentes raisons.
Pendant longtemps, j’ai désiré être un homme, avoir un pénis et j’ai été révoltée d’être une femme. D’ailleurs, j’ai toujours tendance à me tromper en allant dans les WC homme…

J’ai commencé à apprécier mon corps de femme à l’âge de 28 ans, quand j’ai découvert mon épanouissement sexuel et que j’ai compris que j’étais aussi riche.

Un jour, je suis tombée sur internet sur une opération de changement de sexe : un homme en femme. J’étais choquée, je n’ai pas dormir de la nuit. La prouesse médicale est impressionnante et on s’y tromperait complètement tous les organes extérieurs féminins sont présents et parfaitement ressemblants. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de voir une horrible mutilation du sexe de l’homme.

Dans « Danish girl », on raconte la première opération. On se rend compte de la douleur d’un homme qui se sent femme. Il commence à apercevoir le bonheur quand il se sent compris par un médecin qui lui propose plusieurs opérations pour devenir une femme. Mais les risques de mourir après une telle opération sont énormes… Mais il préfère risquer de mourir que de vivre avec son corps…
À l’époque, on espérait pouvoir changer de sexe, implanter un utérus, deux ovaires et de pourvoir enfanter.

Dans notre époque, les changements de sexe se font régulièrement, mais le changement de sexe n’est possible qu’extérieurement. J’en ai côtoyé durant mon métier d’infirmière. Mais je n’ai pas eu l’impression de voir des personnes plus épanouies avant ou après l’opération… quelque part, ils seront toujours un homme transformé en femme. Ils ne seront jamais complètement femmes, mais ils ne sont plus un homme. Même si officiellement ce sont des « mesdames ». Je ne les ai pas assez côtoyés pour savoir si leur qualité de vie est vraiment changée, s’ils se sentent plus heureux… Ou si elles se sentent plus heureuses…

Mais je ne peux pas m’empêcher de penser, si ce remède « miracle » n’est pas tout simplement de la poudre aux yeux basée sur la prouesse médicale.

Je me demande si le travail de l’acceptation de notre corps, et de nos émotions, de s’habiller comme bon nous semble… ne serait pas plus riches et n’amèneraient pas tout simplement dans une meilleure quête du bonheur.
Et ce serait pareil pour les hermaphrodites.

Pourquoi devrions-nous être une femme ou un homme avec des émotions en lien avec notre corps sexués ? Est-ce que la richesse de l’humain n’est justement pas celle d’être pleine de surprises ?
Ces personnes suivent des longues thérapies avant de faire une opération. Mais est-ce que la thérapie n’est pas justement cérébrale et non corporelle ?

La démarche d’apprendre à connaître et à aimer son corps est une longue quête, plus longue qu’une « simple » opération ou une pilule… parfois on l’oublie, mais c’est à nous de faire l’effort de le retrouver et de lui dire « merci » !

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